{"id":39840,"date":"2026-10-01T07:00:00","date_gmt":"2026-10-01T07:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/hainaut.sudradio.be\/?p=39840"},"modified":"2026-09-29T07:54:25","modified_gmt":"2026-09-29T07:54:25","slug":"cancer-du-sein-metastatique-lia-pour-mieux-predire-la-reponse-aux-traitements","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/hainaut.sudradio.be\/?p=39840","title":{"rendered":"Cancer du sein m\u00e9tastatique : l\u2019IA pour mieux pr\u00e9dire la r\u00e9ponse aux traitements"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Pourquoi certaines patientes atteintes d\u2019un cancer du sein m\u00e9tastatique r\u00e9pondent-elles durablement \u00e0 un traitement alors que, chez d\u2019autres, la maladie progresse rapidement ? \u00c0 l\u2019Institut Jules Bordet, le Pr Christos Sotiriou m\u00e8ne un projet de recherche combinant analyse des tumeurs et intelligence artificielle pour tenter de comprendre ces diff\u00e9rences.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Plus de 11 700 nouveaux cancers du sein sont diagnostiqu\u00e9s chaque ann\u00e9e en Belgique. En 2024, 880 femmes pr\u00e9sentaient d\u00e9j\u00e0 des m\u00e9tastases au moment du diagnostic. D\u2019autres patientes peuvent toutefois en d\u00e9velopper plusieurs mois, voire plusieurs ann\u00e9es apr\u00e8s un premier cancer.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019occasion d\u2019Octobre Rose, la Fondation contre le Cancer met en avant un projet de recherche men\u00e9 par le Pr Christos Sotiriou, professeur d\u2019oncologie m\u00e9dicale \u00e0 l\u2019Institut Jules Bordet. Son objectif est de comprendre pourquoi l\u2019efficacit\u00e9 d\u2019un m\u00eame traitement peut \u00eatre tr\u00e8s diff\u00e9rente d\u2019une patiente \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Une survie qui s\u2019am\u00e9liore<\/h2>\n\n\n\n<p>Le cancer du sein m\u00e9tastatique signifie que le cancer s\u2019est propag\u00e9 \u00e0 d\u2019autres parties du corps. Les m\u00e9tastases restent issues du cancer initial, mais leurs cellules peuvent avoir \u00e9volu\u00e9. C\u2019est pourquoi, lors d\u2019une r\u00e9cidive, la tumeur est \u00e0 nouveau analys\u00e9e lorsque cela est possible.<\/p>\n\n\n\n<p>Si la maladie reste g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9e comme incurable, les progr\u00e8s th\u00e9rapeutiques permettent de mieux la contr\u00f4ler. Selon les donn\u00e9es du Registre belge du Cancer cit\u00e9es par la Fondation contre le Cancer, la survie nette \u00e0 cinq ans des femmes atteintes d\u2019un cancer du sein de stade IV atteint d\u00e9sormais environ 50 %, contre quelque 30 % il y a une vingtaine d\u2019ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9volution de la maladie reste cependant tr\u00e8s variable.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Aujourd\u2019hui, deux personnes ayant en apparence le m\u00eame type de cancer du sein m\u00e9tastatique peuvent r\u00e9pondre de mani\u00e8re compl\u00e8tement diff\u00e9rente au m\u00eame traitement \u00bb, souligne le Pr Christos Sotiriou. Chez certaines, la maladie progresse rapidement alors que d\u2019autres peuvent b\u00e9n\u00e9ficier du m\u00eame traitement durant plusieurs ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Observer les cellules et leur environnement<\/h2>\n\n\n\n<p>Pour comprendre ces diff\u00e9rences, les chercheurs vont s\u2019appuyer sur les donn\u00e9es du programme international AURORA. Celui-ci a permis de rassembler des \u00e9chantillons de tumeurs initiales et de m\u00e9tastases provenant des m\u00eames patientes, ainsi que des informations sur les traitements re\u00e7us et l\u2019\u00e9volution de la maladie.<\/p>\n\n\n\n<p>Le nouveau projet soutenu par la Fondation contre le Cancer va notamment utiliser la <strong>transcriptomique spatiale<\/strong>. Cette technologie permet d\u2019\u00e9tudier l\u2019activit\u00e9 des g\u00e8nes tout en conservant des informations sur la position des cellules \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du tissu.<\/p>\n\n\n\n<p>Les scientifiques peuvent ainsi observer les cellules canc\u00e9reuses, mais \u00e9galement leur microenvironnement et la mani\u00e8re dont diff\u00e9rentes cellules interagissent.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces informations mol\u00e9culaires seront ensuite crois\u00e9es, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intelligence artificielle, avec des images anatomopathologiques et des donn\u00e9es cliniques.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Choisir plus rapidement le traitement appropri\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019objectif est d\u2019identifier des m\u00e9canismes permettant d\u2019expliquer pourquoi certaines tumeurs r\u00e9pondent aux traitements et pourquoi d\u2019autres d\u00e9veloppent une r\u00e9sistance.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 terme, ces connaissances pourraient aider les m\u00e9decins \u00e0 mieux anticiper l\u2019efficacit\u00e9 d\u2019une th\u00e9rapie. Une patiente pr\u00e9sentant un risque \u00e9lev\u00e9 de progression rapide pourrait ainsi \u00e9viter un traitement ayant peu de chances de fonctionner et \u00eatre orient\u00e9e plus t\u00f4t vers une autre strat\u00e9gie ou un essai clinique.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019inverse, lorsqu\u2019un traitement pr\u00e9sente de bonnes chances d\u2019\u00eatre durablement efficace, les m\u00e9decins pourraient \u00e9viter une intensification th\u00e9rapeutique inutile.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019enjeu d\u00e9passe donc la seule efficacit\u00e9 contre la tumeur : il s\u2019agit aussi de pr\u00e9server autant que possible la qualit\u00e9 de vie des personnes atteintes d\u2019un cancer du sein m\u00e9tastatique.<\/p>\n\n\n\n<p>En soutenant ce projet, la Fondation contre le Cancer esp\u00e8re contribuer au d\u00e9veloppement d\u2019une m\u00e9decine toujours plus pr\u00e9cise, capable d\u2019adapter davantage les traitements aux caract\u00e9ristiques de chaque patiente et de sa maladie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pourquoi certaines patientes atteintes d\u2019un cancer du sein m\u00e9tastatique r\u00e9pondent-elles durablement \u00e0 un traitement alors que, chez d\u2019autres, la maladie progresse rapidement ? \u00c0 l\u2019Institut Jules Bordet, le Pr Christos Sotiriou m\u00e8ne un projet de recherche combinant analyse des tumeurs et intelligence artificielle pour tenter de comprendre ces diff\u00e9rences. 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