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UMONS : jusqu’à 99 % des métaux récupérés dans les batteries usagées grâce à une recherche innovante
Publié le 22 octobre, 2026

Une avancée prometteuse dans le recyclage des batteries lithium-ion ! À Mons, un chercheur de l’UMONS a exploré une nouvelle méthode permettant de récupérer jusqu’à 99 % de certains métaux présents dans les batteries en fin de vie. Des travaux menés en collaboration avec une université du Burkina Faso, qui pourraient ouvrir la voie à des procédés de recyclage plus durables.

Nos smartphones, ordinateurs et voitures électriques fonctionnent grâce à des batteries lithium-ion. Mais une fois celles-ci arrivées en fin de vie, que deviennent les métaux précieux qu’elles contiennent ?

C’est à cette question qu’a tenté de répondre Ali Iname, chercheur à l’Université de Mons (UMONS), dans le cadre d’une thèse réalisée en collaboration avec l’Université Joseph KI-ZERBO de Ouagadougou, au Burkina Faso.

Son objectif : trouver des solutions pour récupérer efficacement le lithium, le cobalt, le nickel et le manganèse, des ressources essentielles à la fabrication de nombreuses technologies.

Jusqu’à 99 % de récupération des métaux

Pour mener ses recherches, Ali Iname s’est intéressé à l’utilisation de solvants dits « eutectiques profonds ». Ces mélanges particuliers permettent de mettre certains métaux en solution afin de faciliter leur séparation et leur récupération.

Une opération complexe, puisque tous les métaux ne réagissent pas de la même manière selon les solvants utilisés.

Les résultats sont particulièrement encourageants : dans certaines conditions expérimentales, le chercheur est parvenu à atteindre un taux de récupération de 99 %, avec une pureté métallique supérieure à 97 %.

Les expériences ont également démontré qu’il était possible de récupérer certains éléments directement sous forme métallique.

« Ma recherche a principalement permis de faire progresser la compréhension des mécanismes de mise en solution et de transfert des métaux critiques contenus dans les batteries Li-ion en milieu solvants eutectiques profonds », explique Ali Iname.

Une collaboration entre Mons et le Burkina Faso

Cette recherche s’inscrit dans une collaboration internationale entre l’UMONS et l’Université Joseph KI-ZERBO.

La thèse a été encadrée par Véronique Vitry, chercheuse au service de Métallurgie de l’UMONS, et Issa Tapsoba, de l’université burkinabè.

Les équipes ont mobilisé plusieurs laboratoires et équipements dans les deux pays pour étudier les propriétés des matériaux et les techniques permettant de récupérer les métaux.

« Les recherches dans le domaine des solvants eutectiques profonds sont particulièrement excitantes car il s’agit d’une classe de solvants développés il y a à peine plus de 20 ans et tout reste encore à découvrir dans le domaine », souligne Véronique Vitry.

Financé par l’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur (ARES), le projet contribue également au développement des compétences du Centre de Récupération et de Valorisation des Métaux (CERVAM), au Burkina Faso.

Vers un recyclage des batteries plus durable ?

Si les premiers résultats sont prometteurs, la recherche n’en est pas encore au stade d’une application industrielle.

Plusieurs étapes restent nécessaires, notamment pour optimiser le procédé et évaluer son impact environnemental.

L’objectif à terme est de développer des méthodes de recyclage plus durables, capables de transformer les batteries usagées en nouvelles ressources.

Une piste encourageante pour limiter le gaspillage de métaux stratégiques, alors que les besoins liés aux véhicules électriques et aux appareils électroniques restent importants.

Avec ces travaux, l’UMONS démontre une nouvelle fois le rôle que peut jouer la recherche scientifique montoise dans les défis environnementaux et technologiques de demain.

UMONS : jusqu’à 99 % des métaux récupérés dans les batteries usagées grâce à une recherche innovante
Publié le 22 octobre, 2026

Une avancée prometteuse dans le recyclage des batteries lithium-ion ! À Mons, un chercheur de l’UMONS a exploré une nouvelle méthode permettant de récupérer jusqu’à 99 % de certains métaux présents dans les batteries en fin de vie. Des travaux menés en collaboration avec une université du Burkina Faso, qui pourraient ouvrir la voie à des procédés de recyclage plus durables.

Nos smartphones, ordinateurs et voitures électriques fonctionnent grâce à des batteries lithium-ion. Mais une fois celles-ci arrivées en fin de vie, que deviennent les métaux précieux qu’elles contiennent ?

C’est à cette question qu’a tenté de répondre Ali Iname, chercheur à l’Université de Mons (UMONS), dans le cadre d’une thèse réalisée en collaboration avec l’Université Joseph KI-ZERBO de Ouagadougou, au Burkina Faso.

Son objectif : trouver des solutions pour récupérer efficacement le lithium, le cobalt, le nickel et le manganèse, des ressources essentielles à la fabrication de nombreuses technologies.

Jusqu’à 99 % de récupération des métaux

Pour mener ses recherches, Ali Iname s’est intéressé à l’utilisation de solvants dits « eutectiques profonds ». Ces mélanges particuliers permettent de mettre certains métaux en solution afin de faciliter leur séparation et leur récupération.

Une opération complexe, puisque tous les métaux ne réagissent pas de la même manière selon les solvants utilisés.

Les résultats sont particulièrement encourageants : dans certaines conditions expérimentales, le chercheur est parvenu à atteindre un taux de récupération de 99 %, avec une pureté métallique supérieure à 97 %.

Les expériences ont également démontré qu’il était possible de récupérer certains éléments directement sous forme métallique.

« Ma recherche a principalement permis de faire progresser la compréhension des mécanismes de mise en solution et de transfert des métaux critiques contenus dans les batteries Li-ion en milieu solvants eutectiques profonds », explique Ali Iname.

Une collaboration entre Mons et le Burkina Faso

Cette recherche s’inscrit dans une collaboration internationale entre l’UMONS et l’Université Joseph KI-ZERBO.

La thèse a été encadrée par Véronique Vitry, chercheuse au service de Métallurgie de l’UMONS, et Issa Tapsoba, de l’université burkinabè.

Les équipes ont mobilisé plusieurs laboratoires et équipements dans les deux pays pour étudier les propriétés des matériaux et les techniques permettant de récupérer les métaux.

« Les recherches dans le domaine des solvants eutectiques profonds sont particulièrement excitantes car il s’agit d’une classe de solvants développés il y a à peine plus de 20 ans et tout reste encore à découvrir dans le domaine », souligne Véronique Vitry.

Financé par l’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur (ARES), le projet contribue également au développement des compétences du Centre de Récupération et de Valorisation des Métaux (CERVAM), au Burkina Faso.

Vers un recyclage des batteries plus durable ?

Si les premiers résultats sont prometteurs, la recherche n’en est pas encore au stade d’une application industrielle.

Plusieurs étapes restent nécessaires, notamment pour optimiser le procédé et évaluer son impact environnemental.

L’objectif à terme est de développer des méthodes de recyclage plus durables, capables de transformer les batteries usagées en nouvelles ressources.

Une piste encourageante pour limiter le gaspillage de métaux stratégiques, alors que les besoins liés aux véhicules électriques et aux appareils électroniques restent importants.

Avec ces travaux, l’UMONS démontre une nouvelle fois le rôle que peut jouer la recherche scientifique montoise dans les défis environnementaux et technologiques de demain.